DISTRIBUTION - CRÉDITS
Etenesh Wassié : Chant
Mathieu Sourisseau : Basse acoustique
Sébastien Bacquias : Contrebasse
Fabien Duscombs : Batterie sur 1, 2, 3, 5, 7, 8
Mathieu Werchowski : Violon sur 1, 3, 4
Compositions : Mathieu Sourisseau
Arrangements : Collectifs
Adaptation des paroles à partir de chansons traditionnelles : Etenesh Wassié
Enregistré au studio au studio La lune rouge par Simon Baconnier.
Mixé par Simon Baconnier et Mathieu Sourisseau
Mastering : Anthony Laguerre / Shadyn Studio (Nancy)
Graphisme : Susie Bée
Une Production Freddy Morezon
ARADA
ETENESH WASSIÉ
Mr Morezon 042 ⎮ 20 mars 2026
L’histoire unissant la grande Etenesh Wassié aux musiciens de Freddy Morezon est longue : après un 1er album, culte, avec Le Tigre des Platanes, la collaboration se poursuit avec le bassiste Mathieu Sourisseau pour 2 albums Belo Belo (avec, entre autre, Gaspar Claus et Nicolas Lafourest en invités) et Yen Alem (avec Julie Laderach en invitée).
Ce nouvel opus, Arada, s’envisage autant comme le point d’aboutissement d’un travail amorcé sur scène depuis 2018 en trio, que comme un nouveau départ.
En invitant sur quelques titres d’autres musiciens du collectif, le trio se fait quartet avec Fabien Duscombs du Tigre des Platanes à la batterie et parfois quintet avec Mathieu Werchowski au violon.
Nouveau départ donc, et façon d’éclairer le répertoire existant sous un autre jour, par d’autres couleurs musicales.
La chaleur de la contrebasse et la profondeur de la basse acoustique épousent le timbre de voix grave d’Etenesh, l’archet rappelle aussi le messenqo, ce violon monocorde traditionnel éthiopien qui accompagne toutes les chansons du patrimoine telles Ambassel, Tezeta, Bati et dans lesquelles Etenesh excelle.
La batterie apporte groove, pulse et contraste : la musique, claire et rythmique, se fait lumineuse, joueuse et joyeuse (à l’image du single Cheguitou). Que dire du chant d’Etenesh, de sa maîtrise technique, de ses fêlures majestueuses comme de ses envolées pleines d’une énergie rocailleuse ? Si ce n’est qu’elle y exprime bien souvent une rage magnifiée évoquant la grande figure du blues Bessie Smith ou la chanteuse de jazz Abbey Lincoln.
Une forme traditionnelle comme le Tezeta rejoint alors le terrain du blues et, donc, du jazz africain-américain.
Un terrain ô combien envoûtant.

