France Musique
Petite divagation sur la musique du duo Iana, par Anne Montaron
Si le piano était un oiseau, et son couvercle cette aile noire si joliment évoquée par le romancier Alberto Savinio, le duo Iana pourrait être la rencontre de deux oiseaux envoyés par le Dieu Janus, ou par Jana, la déesse des passages. Deux oiseaux, à qui les dieux auraient confié leur secret, celui de rendre imperceptibles les passages et de maintenir ouvertes les portes qui voudraient séparer deux mondes, d’un côté la musique qui s‘improvise dans le moment, et de l’autre une musique savamment élaborée. Iana pourrait être ce Bosphore sonore, cet endroit, où deux sensibilités viennent se trouver, s’unir, fusionner, comme fusionnent dans les eaux du Bosphore la Mer Noire et la Mer de Marmara. Deux pianos qui n’en font plus qu’un ! Et imperceptiblement, après Janus et le Bosphore, une autre image surgit ; celle de deux femmes dans un village Inuit, faisant résonner, par simple jeu, leurs voix dans la bouche l’une de l’autre, jusqu’à ce que ces deux voix ne soient plus qu’une seule. C’est à cette magie-là que Christine Wodrascka et Betty Hovette nous convient derrière leurs pianos disposés tête-bêche. Entre les deux ailes noires, juste un interstice, un fin détroit, sorte de Bosphore, lieu de libre circulation, où la musique s’enrichirait des passages, et n’aurait ni commencement, ni fin !Anne Montaron, émission A l’Improviste, FRANCE MUSIQUE, mai 2018
Revue de presse – Iana – A l’Improviste – France Musique – 24 mai 2018
Category Archives: Revue de presse
C’est un très bel album que ce Trois oiseaux. Très beau réellement.
Épure pourrait être le mot le plus adapté pour qualifier cet album. Les phrases vont à l’essentiel, sans chichi ni atours clinquants, et l’émotion en est bien sûr d’autant plus grande.
Disque élu Citizen Jazz
Gilles Gaujarengues, Citizen Jazz, juin 2018
Revue de presse – album Trois Oiseaux – Citizen Jazz
No Noise No Reduction, la plus belle invention après la bombe atomique.
Nicolas Dourlhès, CITIZEN JAZZ, juin 2018
Revue de presse – NNNR – Citizen Jazz – chronique Pannonica
Puissante, originale et tendue, la musique de No Noise No Reduction est curieuse pour son instrumentation et surprenante de créativité.
Bob Hatteau, Jazz à Babord (octobre 2017) et Improjazz (janvier 2018)
Revue de presse – No Noise No Reduction – album – Improjazz/Jazz à Babord
LE MONDE
The Bedmakers Tribute To An Imaginary Folk Band is excellent. Six times, starting in the style of bagpipes or recorders, folklore à la Gottlieb (the cartoonist) over very sophisticated counterpoint. After which, a great plunge, and a rendez-vous at the sandpile. Joyful and effective.
Francis Marmande, LE MONDE.fr, novembre 2016
Revue de presse Bedmakers Francis Marmande
Citizen Jazz
Fish From Hell ? Le titre du groupe est aussi programmatique que l’intitulé de l’album car le trio, issu du très ingénieux collectif Freddy Morezon, propose une interprétation maison de Moby Dick.
De fait, on trouve au centre de ce récit instrumental un combat entre la baleine blanche et les marins. L’une et les autres quelquefois s’observent, s’attendent, se jaugent. La musique est alors minimaliste, souvent bruitiste. En revanche, elle s’énerve drôlement quand l’humain s’attaque au cétacé. « La chasse » est ainsi un morceau nerveux fait de sueur et de sang. On y trouve beaucoup de choses : des armes, des larmes, des cris et une détermination sans faille.
Marc Démereau et Fabien Duscombs travaillent depuis longtemps et régulièrement ensemble sur des formats disons… alternatifs. Aussi ne sera-t-on pas étonné qu’ils restituent avec brio cette violence. Ça grince, ça crisse, ça hurle. On découvre en revanche Sébastien Bacquias. Lui se dit « contrebassiste tout terrain » et c’est vrai qu’il use à merveille ses crampons dans les terrains les plus escarpés, qu’il soit à la contrebasse ou aux effets.
Chaque morceau s’apparente à un chapitre. Aussi l’album s’écoute-t-il sans discontinuité dans l’ordre des pistes. Il se termine sur l’inéluctable naufrage – que peut-on en effet contre la mort ? – après avoir narré la rencontre bestiale aux frontières de l’humanité. Pas conventionnel ? Soit ! Mais à l’image du combat entre l’Homme et la Bête.
Gilles Gaujarengues, Citizen Jazz, 7 janv 2018
Revue de presse – Fish From Hell – Moby Dick Wanted – Citizen Jazz
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Le clou dans la planche
L’ensemble fait clairement œuvre de poésie […] Dès les premières minutes on comprend que le trio a trouvé sa juste place : celle, fragile et délicate, qui préserve du mimétisme tout en parvenant à recréer sur scène l’ambiance et la personnalité du monstrueux artiste.
Manon Ona, Le Clou dans la Planche, février 2013
Revue de presse Wrong Side – Le clou dans la planche
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Opus Musiques
Il y a dans le son foutraque et énervé de ce trio la folie d’un Fantazio et cette folle liberté qui a dessiné les contours du Singapour de Tom Waits.
Percussions, guitare rêche, hurlements s’échappent de cet EP telle une incantation qui nous plongerait dans un vieux cabaret délabré où régnerait le fantôme de Captain Beefheart. Un tableau surréaliste sur un fond bluesy sur lequel les musiciens construisent des paysages déroutants aux notes jazzy (Where is real love) aux pointes de spoken (Fantômes au galop) aux traits plein de fureur (Mains d’œuvre).Julien, Opus Musiques, février 2017
Revue de presse – Facteur Sauvage – EP1
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Citizen Jazz
No Noise ? Pas sûr puisque du bruit, ils en font et ont l’air d’aimer ça. Mais un bruit organique et organisé, puissant, né de leurs tripes, celui d’une fureur de souffler jusqu’à l’épuisement une musique rageuse dont la texture sonore est pour le moins atypique et sonde les registres les plus graves de leurs instruments. Marc Démereau (saxophone baryton), Marc Maffiolo et Florian Nastorg (saxophones basse) sont les valeureux gardiens d’un temple qui n’appartient à aucune chapelle, sauf peut-être celle d’une démesure libertaire où coagulent des énergies héritées autant du rock, du punk que du jazz ou autres avant-gardismes exaltés.
Disque élu Citizen Jazz
Denis Desassis, Citizen Jazz, juin 2017
Revue de presse – NNNR – Au doux combat me joindre – Citizen Jazz
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It’s a sea of reeds and it takes three masters adept to exploiting all the expressive range saxes have to offer to accomplish a feat as NNNR have. One barytone and two basses do the damage here and they’ll have you dancing, cheering and lamenting within a matter of minutes.
[…] Another serious contender for album of the year 2017.Evangelos Christodoulou, Right Deaf Ear, juin 2017
Revue de presse – NNNR – Au doux combat me joindre – Right Deaf Ear
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