Archives pour la catégorie Page Catalogue

BIZE

écouter

Discographie

Distribution

Robin Fincker : saxophone ténor, clarinette
Sylvaine Hélary : flûtes, piccolo

Contact

Robin Fincker // robinfincker[a]gmail.com

BIZE

BIZE

Imaginez deux rails qui, au gré d’une bourrasque, rompent le charme du parallélisme, et se rencontrent en certains points, pour se séparer quelques mètres plus loin.
Cela pourrait ressembler fortement aux trajectoires sonores des instruments de ce duo, découvrant à chaque instant des routes inattendues, décidant de virages et arrêts ponctuels, parcourant des paysages ou l’improvisation et l’écriture se mêlent sans distinction aucune, brouillant les pistes avec jubilation.

Se penchant dans leurs différents projets, tant sur les musiques actuelles que l’improvisation libre, l’écriture contemporaine ou les musiques populaires, Sylvaine Hélary et Robin Fincker cherchent dans leur rencontre à retracer, au fil de leurs compositions, le trajet de l’air produit par leurs instruments, pour y plonger l’auditeur. Du bruissement le plus ténu au souffle le plus plein, le duo résonne, glisse et devient trio, accompagnant ainsi la pièce, la voûte, le mur ou la clairière qui l’entoure.

Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents.

Alain Damasio, La Horde du Contrevent, éd. La Volte

MW solo

écouter

Discographie

Revue de presse

Distribution

Mathieu Werchowski : violon

Contact

Mathieu Werchowski // mwerchowski[a]yahoo.fr

MW solo

MW

2 lettres miroirs qui se réfléchissent et s’équilibrent comme le violon et l’alto, ses deux instruments de prédilection qu’il triture en les faisant tour à tour crier, feuler ou chanter avec un sens aigu de la composition.
En montant des cordes de guitare électrique sur son alto ou en branchant son Mirecourt dans le 220V, il arrive à les faire sonner de manière inouïe, pouvant les emmener du calme zen au maelström le plus bruitiste.
Ses cordes vibrantes, en bouclant sur eux-mêmes des spleens inquiétants, disent le temps qui passe, convoquant dans notre mémoire tous les folklores imaginaires tapis dans les sous bois.

Depuis les années 90, Mathieu Werchowski baigne dans le monde de l’improvisation et performe en solo de par le monde (Inde, USA, Australie, Nouvelle Zélande, UK, Allemagne, Belgique, Portugal, Suisse, Pologne, Estonie).
Son travail associe la puissance de la transe dans une intense implication corporelle, au plaisir de l’instant dans l’exigence propre à l’improvisateur aguerri.
Toute en atmosphère, sa musique intranquille est souvent lyrique, parfois minimale ou éthérée mais toujours riche en images, ouvrant les portes à une séance de cinéma imaginaire dont le scénario est en perpétuelle évolution.
En Octobre 2021 est paru Noir paradis, son dernier solo enregistré dans des intérieurs et extérieurs tarnais avec le concours du GMEA sur le label Montagne Noire. Une recherche sur la résonance des lieux et leur mise en vibration. Il fait suite à Uwaga, son précédent album solo, paru chez Ektic en 2005.

Le Grand Silence

Dates à venir

  • 27
    Mar

    Le Grand Silence // Florian Nastorg -

    Ecole de musique, Marcillac-Vallon
    27
    Mar
    -

     
  • 22
    Mai

    Le Grand Silence // Florian Nastorg -

    Ecole de musique, Marcillac-Vallon
    22
    Mai
    -

     
  • 12
    Juin

    Le Grand Silence // Florian Nastorg -

    Ecole de musique, Marcillac-Vallon
    12
    Juin
    -

     
  • 19
    Juin

    Le Grand Silence -

    Communuaté de Communes Conques Marcillac, MARCILLAC-VALLON
    19
    Juin
    -

     

Actualités

On se retrouve cet été pour le Festival 31 Notes d'été avec le Conseil départemental de la Haute-Garonne : balade et concert au cœur des Pyrénées !

ÉCOUTER

Discographie

Distribution

Florian Nastorg : Saxophone baryton, composition
Luc Fagoaga : Voix, mégaphone
Andy Lévêque : Saxophone alto et soprano
Marc Maffiolo : Saxophone basse
William Laudinat : Trompette
Sébastien Cirotteau : Trompette, saxhorn alto
Guillaume Pique : Trombone
Youssef Ghazzal : Contrebasse
Clem Thomas : Caisse claire
Loris Pertoldi : Grosse caisse, glockenspiel

Revue de presse

Contact

Booking François Montjosieu // francois[a]freddymorezon.org

Liens

 

Pour accéder à l'album du Grand Silence en un seul clic Fan link

Dossier de présentation

Pack pro

Le Grand Silence

orchestre western-spaghetti

Dix musiciens
Une partie de dés pipés dans une ville fantôme
L’irrépressible besoin de se réunir avant, pendant, après la tempête
Et communier goulûment en s’en mettant plein les feuilles

Le Grand Silence est un orchestre toulousain formé en 2021. Il mêle percussions, instruments à vent, contrebasse, chant et samples pour créer une aventure sonore entre dés pipés, ruée vers l’or et villes fantômes.
Sous la direction du compositeur Florian Nastorg, l’orchestre puise son inspiration dans l’imaginaire de l’Amérique du Nord du XIX° siècle, avec des références au western-spaghetti, à la littérature de voyage ainsi qu’à la musique orchestrale du début du XX° siècle.
Les concerts du Grand Silence se déploient dans une mise en scène singulière. Effets de feux, jeux de lumière manipulés en direct et praticables à plusieurs niveaux transforment l'espace scénique en un théâtre à ciel ouvert.

Les Balades musicales du Grand Silence "Entre western et aventure sonore"
Le Grand Silence peut proposer, en préambule des concerts, des balades musicales insolites, à la croisée du spectacle vivant et du cinéma, fortement inspirée par l'imaginaire du western.
Au cœur de ces déambulations, les musiciens se transforment en personnages mystérieux, tantôt silhouettes muettes, tantôt porteurs de sons envoûtants. Dirigé par un maître de cérémonie au mégaphone, le public suit un parcours sonore où l'architecture, la nature, et l'urbanisme deviennent le décor vivant de cette épopée musicale
Chaque balade est une création originale, façonnée par le lieu qui l'accueille, offrant au public une exploration poétique et sensorielle. L’orchestre joue avec les éléments, se cachant derrière une colline, surgissant d’un coin de rue, créant une complicité silencieuse entre les spectateurs et l’espace.

Une production Freddy Morezon.
Avec le soutien de la DRAC Occitanie, de la Région Occitanie, du conseil départemental de la Haute Garonne et Chez Lily, Germ-Louron.

 

Vidéos

Future Folk Stories

Dates à venir

  • 01
    Oct

    Future Folk Stories Episode cévenol // Installation sonore participative -

    Temple de St Hippolyte du Fort, Saint-Hippolyte-du-Fort
    01
    Oct
    -

     
  • 07
    Nov
    08
    Nov

    Future Folk Stories Episode cévenol // La Grande Pompe -

    Monoblet
    07
    Nov
    -

     
  • 11
    Déc

    Future Folk Stories Episode cévenol // Trio Fincker · Sorling · Jarret -

    Monoblet
    11
    Déc
    -

     

Contact

Claire Dabos // claire[a]freddymorezon.org

Future folk stories

Future Folk Stories est un processus de recherche collective au long cours autour des notions de folklore et de tradition et de leur renouvellement dans la société. Il s’ancre sur l’enregistrement de paroles glanées par le biais de rencontres individuelles ou collectives dans des environnements très diversifiés et de leur mise en son/scène. Amorcé en 2021 sous l’impulsion de Robin Fincker et Mathieu Werchowski, il se décline maintenant sous différentes moutures à découvrir ci-dessous.

Une installation-concert accueillant un·e invité·e du territoire traversé.

Occupation de territoire

Cinq musiciens et une technicienne pour un concert-documentaire-radiophonique-scénographié

Forêt

écouter

Discographie

Distribution

Nicolas Lafourest : guitare électrique

Revue de presse

Contact

Booking François Montjosieu // francois[a]freddymorezon.org

Forêt

Vidéos

Toutes les vidéos de Forêt

FORET

La guitare seule, sans additifs, exprime l'émotion dans sa forme la plus réduite, à l’os, par les cendres. Si l’ornement est mis de côté ici, où ne subsistent qu'armatures et formes brutes, la musique n'en est que plus directe et suggestive. Un son brut, aride, à la fois mélancolique et rassurant, comme de longues promenades en solitude accompagnée. La trame rêche et ronde des cordes, tantôt grondantes, roulantes, saillantes, frémissantes ou chuchotantes, déploie un panel d'expressivité qui emporte l'auditeur vers ses propres paysages décharnés ou sublimes.

FAULKNER SONGS

Quand j’ai fait écouter les fragments de ces morceaux à un ami, il a évoqué Faulkner. J’ai trouvé la correspondance juste dans sa résonance à un certain imaginaire. En lien direct avec une âme aux contours écorchés, les ‘Faulkner Songs’ ont été construites sur une guitare électrique jouée à vide, débranchée, à l’abri de toutes tentations d’effet(s).
Cette contrainte comme volonté a guidé mes attentes vers ce même but, là où le propos se resserre et s’évide.

Captées sur le vif, les Faulkner songs ouvrent l'imaginaire, suscitent des images. Forêt nous entraîne vers des contrées aux sonorités familières et dans les méandres de son paysage intime.
Forêt ne triche pas. Il se livre avec une extrême sincérité, sans ornement inutile, sans le moindre effet. Se mettant à nu. Son monde est contrasté, apaisé et tendu, lumineux et tourmenté. L'harmonie y est souvent contrariée, la dualité exprimée de manière stridente et nerveuse. Le bruit et la fureur. Un tiraillement, une dissonance qui stimule le mouvement, l'intensité du jeu, l'émotion qu'elle suscite. Les Faulkner songs, c'est un monde vibrant dans la moindre note. Une âme.
Mr Morezon 023 / paru le 26 février 2021 chez Mr Morezon

Reverse Winchester / Mike Ladd & Mathieu Sourisseau

écouter

Discographie

Distribution

Mike Ladd : voix, textes
Mathieu Sourisseau : guitare acoustique amplifiée

Contact

Booking François Montjosieu // francois[a]freddymorezon.org

Reverse Winchester

Mike Ladd - Mathieu Sourisseau

©️Hrotko Balint - Opus Jazz Club BMC, mars 2025

Vous l’aurez sans doute noté, on peut jouer sur un coup de "d" le passage de "dénué" à "dénudé". Mathieu Sourisseau et Mike Ladd, eux, l’ont par bonheur remarqué et ont empoché la totalité du score. Dénué, leur duo l’est assurément : de complexe, de souci d’étiquette, de facilité. Dénudée, la chose, l’est tout autant. Scrupuleusement. Une voix, une guitare. Le compte est bon, c'est un duo. Un pas de deux que Mathieu et Mike viennent nourrir de ce qui a fait leurs parcours respectifs. Fourbissant de nouvelles pyrotechnies avec leurs explosifs habituels, Sourisseau et Ladd mettent le feu aux poudres d’une chimie hautement séduisante.

Emprunts au blues, noise-folk ou saillies de musique improvisée, ça se joue à la guitare acoustique amplifiée et ça libère des paysages sonores, où la seule règle valable semble être celle d’un tableau monochrome s’amusant de ses propres nuances. La matière évolue, la personnalité du duo s’affirme.

Chanson, rap ou scansion, la poésie en anglais frôle l’autobiographie, livre quelques clefs sur les amours perdus, la grand-mère Rose partie en Caroline du Nord, quelques jours les plus fous passés dans le Bronx ou à Paris. Mike complète la trame du tableau par le rôle émancipateur de la littérature Afro-Américaine, primordiale dans son parcours qui a choisit d’être idéal plus que d’être parfait. Soit, en V.O. et calé dans les arpèges en open tuning : « We not alright but we doing fine. » Pas mieux.

Guillaume Malvoisin

 

Mister Bishop

ÉCOUTER

Discographie

Distribution

Andy Lévêque : saxophone, grosse caisse, tambourin, poêle, bricolages…

Contact

Booking François Montjosieu // francois[a]freddymorezon.org

Mister Bishop

solo transe-orchestrale

Mister Bishop

Véritable homme-orchestre, le musicien Andy Lévêque joue avec ses mains et ses pieds, du saxophone et des percussions. Il combine boucles répétitives, monodie et rythmique entêtante pour donner naissance à un objet musical non-identifié, Mister Bishop.
Avec "Bimorphistes", son nouveau répertoire, il prolonge son exploration sonore. Il construit des formes musicales répétitives, immersives et propices à la transe en laissant une place plus importante à l’improvisation.
Enrichissant son instrumentarium de multi-flûtes, mini-pédales à clochettes et mélodicas à soufflet, Mister Bishop étend sa palette sonore tout en conservant l’esprit DIY qui fait l’ADN de son univers musical.
Un genre de Rahsaan Roland Kirk demi-portion ou de Paddy Steer débranché...

Un projet à mobilité douce
Mister Bishop prône une démarche artistique à mobilité douce. Il sillonne les routes avec son vélo cargo, planifiant chaque tournée dans les moindres détails : itinéraires, kilomètres, dénivelés et axes routiers.
Ses terrains de jeu sont multiples : places de village, gymnases, cours d’école, guinguettes ou festivals.
Mister Bishop propose également des balades musicales à vélo : des moments suspendus où le public découvre paysages et sons au fil des kilomètres. La lenteur et la plus grande inclusivité sont privilégiées !

Archives : les tournées à vélo de Mister Bishop

Septembre 2023 : Le Gers
5 concerts + 1 balade à vélo
190 km parcourus
En partenariat avec L’Astrada

Juin-Juillet 2022 : Les Bords de Loire

14 concerts – 4 départements traversés
950 km parcourus
En partenariat avec le Pannonica

Octobre 2021 : Vallée d’Argeles Gazost
10 concerts + 1 balade à vélo
80 kms parcourus, 900m de dénivelé
En partenariat avec Jazz à Pyr’

 

Fish From Hell

écouter

Discographie

Distribution

Sébastien Bacquias : contrebasse, effets
Marc Démereau : saxophone, scie musicale, effets
Fabien Duscombs : batterie, percussions

Contact

Booking François Montjosieu // francois[a]freddymorezon.org

Fish From Hell

Fish From Hell

Trio formé pour jouer en live la musique du spectacle « Moby Dick Wanted ! » de la Compagnie les Mécaniques Célibataires (mars 2015), Fish From Hell convoque les mouvements du grand cachalot blanc, faisant appel à l'improvisation et à toute une palette sonore allant des sons acoustiques les plus ténus aux déluges de l'électronique les plus dévastateurs.

La musique du trio fulmine sous sa cuirasse pour traiter énergie de jeu et mélodie répétitive avec une puissance égale. Si on entend des emprunts à la noise, au rock et au free, la musique improvisée de Fish From Hell n'a de définition que dans le mouvement imparable et constant de ses dialogues. La légèreté, qu'on pourrait croire soufflée par un angelot baroque et alcoolisé, n'est pas exempte des débats des trois bretteurs.

RIVAGES BARBARES

Après avoir rendu hommage au Moby Dick d'Hermann Melville, à la folie d'Achab, aux éléments déchaînés et aux créatures des abîmes, le trio Fish from Hell s'attaque à son second opus, Rivages Barbares.

Il est question, ici, des Origines.

On parle parfois des Arts Premiers, des Civilisations Primitives – et tout de suite, l'adjectif (primitif), dont la racine parle de l'initialité, de l'origine, cet adjectif résonne immanquablement chargé de quelque chose de péjoratif, porteur d'une connotation le rendant proche du mot « inférieur ». Le Primitif, l'homme peu civilisé, le Sauvage, le Barbare...

On a tous en tête l'image de ces rivages, auxquels abordaient, au péril de leur vie, les courageux héros/hérauts de notre Civilisation, porteurs de la parole de leurs dieux, le bon Dieu, et le Commerce, et du martyre de certains d'entre eux, malheureux missionnaires dévorés par de sanguinaires anthropoïdes.

Aujourd'hui, on utilise plutôt les termes de Peuples Autochtones, de Natifs ou de Peuples Racines.
A l'exception peut-être du Peuple des Sentinelles des Iles Andaman, qui parvient encore, de façon résolue, à rester coupé du Grand Monde, les jeux sont, en grande partie, faits, et tout espace, social ou naturel, est potentiellement exploitable, mis au carré, civilisé ou en voie de l'être, à force de Caterpillar...

Alors on s'interroge sur ce qu'il reste de vivant des Origines. On écoute ces enregistrements « ethnographiques » du milieu du siècle dernier où l'on entend, en arrière fond de musiques que presque plus personne ne joue aujourd'hui, rire des enfants, caqueter des poules et roucouler des oiseaux... Documents sonores d'un monde révolu, où la musique était au cœur de la vie.
Et même le craquement du vinyl fait chaud au cœur comme celui d'un feu de bois.
Et, comme on est loin de connaître, ou de reconnaître ses propres origines, qui ne font pas forcément vibrer ou fantasmer, on s'invente, naïvement, sa propre version de l'Eden.

Fish from Hell est allé chercher dans certaines de ces précieuses reliques, la source de la musique qui constitue « Rivages Barbares ».
La majeure partie provient de l'écoute assidue des arts musicaux d'Asie du Sud Est, d'Indonésie (Bali, Sumatra, Papouasie Nouvelle Guinée...), de Mélanésie...
Le processus de composition ne tient pas principalement à l'hommage, mais plutôt à l'observation de « comment ces musiques nous traversent », et qu'est-ce qui sort de nous après cette traversée.
Nous, musiciens d'aujourd'hui, musiciens d'un monde dont on peut difficilement nier la barbarie.

Facteur Sauvage

Actualités

Nouvelle création 2024 " Facteur Sauvage (Augmenté) " avec Aymeric Avice (trompette) et Aymeric Descharrières (saxophones).

écouter

Discographie

Distribution

Laurent Paris : batterie préparée
Mathieu Sourisseau : guitare basse
Daniel Scalliet : voix

Revue de presse

Contacts

Booking François Montjosieu // francois{a}freddymorezon.org
Artistique Daniel Scalliet // danielscalliet{a}gmail.com

Facteur Sauvage

Facteur Sauvage, anomalie musicale, virus poétique, self-made sound. Un trio brut, compact. Un son tout droit sorti des tubes d'une amplification artisanale parcouru par une voix chauffée à blanc. Spoken word ou chansons, les mots rebondissent sur une section guitare basse et batterie préparée, nourrie au blues primitif et au rock.

En concert, Facteur Sauvage nous prend doucement par l’oreille pour nous secouer peu à peu jusqu’à finir en sueur. Animal à sang chaud, le trio soulève des volutes de poussières entre morceaux tendres et titres féroces. Leur musique installe une ambiance évocatrice, presque narrative ou cinématographique, nous emmenant dans un road-movie initiatique, entre bouges enfumés et personnages de foire attachants…

Willy Wolf, l'homme qui va mourir (2019)

En 2019, Facteur Sauvage s'est plongé à corps perdu dans la création d'un nouvel opus inspiré du personnage nantais et mythe urbain de Willy Wolf. Willy Wolf, plongeur auto-proclamé champion du monde, vivait de la vente de ses cartes postales sur laquelle il posait, flanquées d’une tête de mort et d’une invitation implacable : « Achetez l'homme qui va mourir ». Il donnait rendez-vous aux habitants avides de prouesses physiques et de dangers inconsidérés pour réaliser des exploits le mettant au rang d’un Trompe-la-mort. C’est ainsi qu’il est devenu une figure de la ville de Nantes. Le 31 mai 1925, à l’âge de 27 ans, il monta sur le pont du Transbordeur de Nantes devant une foule de 50 000 personnes. Après quelques œuvres d’équilibriste au-dessus du vide, il enflamma sa ceinture et plongea de 55 mètres de hauteur… La foule et la Gaumont présente pour l’occasion unique, assistèrent à une mort en direct. La torche vivante devint comète et la comète s’éteignit dans les flots de la Loire. Un mythe était né.

Mais Willy Wolf est-il mort ce jour-là ? Ou s’est-il engouffré dans d’autres aventures sous-marines ? Pour Facteur Sauvage, il ne reste pas de cette histoire un simple fait divers. Le spectacle de la mort importe peu. C’est l’élan de ce fils d’immigré polonais, ajusteur de son métier, acrobate rêveur, brailleur sur les marchés, qui interpelle. Il nous raconte autre chose. Un petit homme se dressant devant sa condition d’homme. Une histoire à colporter toujours. Un rêve défrisant le monde du réel.

Facteur Sauvage a entrepris un travail d’écriture musicale et de crieur public autour de Willy Wolf, en créant de nouveaux morceaux qui s’articulent autour du film de cette histoire. Un sorte de cinéma-concert imaginaire, dans lequel instrumentarium aride et spectateurs avides doivent faire front pour une communion et une rage réunies. Lever la fureur de vivre de cet homme, son goût du risque, sa poésie ensorceleuse, sa conquête du courage et l’ensemble de ses possibles...

Une production Freddy Morezon. Avec le soutien de la DRAC Occitanie, du Conseil Régional Occitanie et du CNV.

No Noise No Reduction

Discographie

Distribution

Marc Démereau : saxophone baryton
Marc Maffiolo : saxophone basse
Florian Nastorg : saxophone basse

Revue de presse

Contact

Booking François Montjosieu // francois[a]freddymorezon.org

No Noise No Reduction

No Noise No Reduction - NNNR - Marc Démereau : Saxophone Baryton, Marc Maffiolo, Florian Nastorg : Saxophone Basse

Vidéos

No Noise No Reduction

Un trio porté par des rockeurs qui ne se sont pas trompé d’instruments : deux saxophones basse et un sax baryton !
Marc Démereau (Le Tigre des Platanes, Cannibales et Vahinés, La Friture Moderne), Marc Maffiolo (L'Orchestre en Or, Agafia...) et Florian Nastorg (Le Grand Silence, La Ligue des Objets, PIAK...) explorent au saxophone, un rock très " sonore ", porté sur la matière et l’énergie brute. Ils exhument les brûlots sonores des années 90 via Sonic Youth, Melvins, This Heat, Lightning Bolt… et surfent sur l’héritage free des années 70.

99 % (2022)

Printemps 2022 : le trio de saxophones graves No Noise No Reduction (deux saxophones basses et un saxophone baryton) fête cette année ses dix ans d'existence, et, pour l'occasion, s'offre un répertoire tout neuf !

Composé par Marc Démereau durant l'hiver précédent, à la sortie de ces deux troubles et bien étranges années « covid », ce répertoire s'intitule « 99% », et tire son origine de la lecture du très beau roman de Michel Ragon, « la Mémoire des Vaincus ».

Ce roman, passionnante fresque historique, retrace, à travers la vie de Fred Barthélémy, personnage en partie fictif, ou « recomposé », la mémoire des luttes (et déroutes) sociales, anarchistes, libertaires, antifascistes, du tout début du XXème siècle jusqu'après mai 68.

« 99% » se présente comme une suite de neuf morceaux, évoquant tour à tour des personnes ou des faits « historiques » (Kropotkine, Makhno, le Front Populaire...) et deux des personnages principaux du roman.
Une suite nourrie aussi de bien d'autres choses qui débordent du livre vers notre monde actuel.
Y sont évoqués : le « monde  alternatif », où s'incarne en partie aujourd'hui certaines dynamiques libertaires des plus fortes et des plus inventives... les luttes pour l'égalité des genres... les grands mouvements contestataires comme « Occupy Wall Street » dont le slogan, « We are the 99% », est à l'origine du nom du répertoire, ainsi que le titre du dernier morceau (dédié au très regretté David Graeber, trop tôt disparu)...

La composition de cette suite met donc en vibration des énergies qu'insuffle cette thématique « libertaire ».
L'auditeur peut être, ou ne pas être, sensible ou attentif à ce « sous texte » de la musique. L'important n'est pas là (un concert n'est pas un meeting politique !), mais bien les dynamiques et les sentiments qu'il reçoit.

Il y a dans cette musique, force et liberté, beaucoup de cœur et énormément de joie, d'énergie et d' « espoir » !

NoNoiseNoReduction joue parfois sur scène, sonorisé. Mais son terrain de prédilection demeure acoustique, sans technique et au plus près des gens, en intérieur ou en extérieur, souvent dans l'espace public, avec une grande attention portée à la vibration du lieu.

Au doux combat me joindre (2017)

Après avoir décortiqué la puissance et la palette sonore d’un ensemble de saxophones graves en revisitant des légendes de l’histoire des musiques free, rock, punk, noise ou no wave, ce saxophone à trois têtes s'est forgé un son puissant et unique, et s'attaque en 2016 à la création de son propre répertoire. Armés de leurs trois saxophones graves, les trois musiciens nous livrent des morceaux où se mêlent les souffles et les timbres, énergie rock et subtilité de quatuor à cordes, avec fougue et humanisme. L’écriture à la fois précise et ouverte, minimaliste, laisse toute sa place au jeu et à l’improvisation, à la fusion des timbres, au gré des souffles, des variations de dynamiques et de contrastes. Et la magie du trio prend aussi bien sur scène, à base de "gros son" acoustique et d'énergie communicative, que sur album.
L'album Au doux combat me joindre parait en mai 2017 chez Mr Morezon (disque élu Citizen Jazz).

The Void (2014)

En 2014, le trio retravaille dans son intégralité The Void, un album de the Flying Luttenbachers, défunt groupe culte du rock underground évoluant entre free jazz, punk et noise, et digne héritier du mouvement No Wave autant qu’une influence majeure pour bon nombre de musiciens actuels.

En co-production avec Art'Cade (Sainte-Croix-Volvestre, 09) et Chez Lily (Germ-Louron, 65). Avec le soutien du Conseil Régional Midi-Pyrénées